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Dossier : Agir pour le bien être animal Imprimer

Sensibilisation, identification, stérilisation et lutte contre la maltraitance. La Ville a décliné des actions qui visent à réguler le nombre d’animaux en divagation, source de nombreuses nuisances sur la commune, et à informer les propriétaires de leurs obligations. L’occasion de rappeler que nos compagnons à quatre pattes ne sont pas des jouets mais « des êtres reconnus comme étant doués de sensibilité ».

 

On observe de plus en plus de chiens et de chats en divagation. Cette surpopulation n’est pas sans conséquences puisqu’elle génère des accidents sur la voie publique, parfois des morsures, des nuisances sonores qui conduisent à des conflits de voisinage, des problèmes sanitaires mais aussi des situations de maltraitance. Pour enrayer cette courbe, la Ville s’engage en faveur du bienêtre animal et se mobilise pour la stérilisation et l’identification (puçage) des animaux domestiques et la lutte contre les violences animales. Une croisade menée en collaboration avec un maillon essentiel, les associations. « Réguler la population d’animaux permet de limiter leur divagation, la maltraitance, les abandons, donc le nombre d’euthanasies. C’est aussi une façon de responsabiliser leurs maîtres et de faciliter les démarches pour retrouver un animal fugueur, perdu ou volé », souligne Élodie Ferrali, 10e adjointe en charge de la jeunesse, de la prévention, de l'insertion et de la cause animale.

 

Un acte citoyen

La Ville a alloué une subvention de 1,5 million de francs à la Spanc, appelée à être renouvelée. Déclinée sur trois ans (2019-2022), elle porte sur des campagnes de stérilisation et d’identification. Deux campagnes ont été menées sur le terrain, l’une dans le quartier de Yahoué, l’autre à Saint-Michel. Au total, près de 70 chiennes ont été stérilisées et pucées. La Ville a fait le choix de cibler des quartiers pilotes afin de pouvoir mesurer les avancées au bout d’un an. Un travail de proximité est également mené sur le terrain par les gardes champêtres et la police municipale pour repérer toute maltraitance animale. Mais les citoyens peuvent aussi signaler des animaux en détresse. Parce que tout animal mérite d’avoir une belle vie.

 

Des responsabilités, des droits et des obligations

Adopter un animal de compagnie, c’est un engagement à long terme. Les propriétaires d’animaux ont des devoirs mais aussi des responsabilités pour assurer la santé et le bien-être de leurs compagnons à quatre pattes.

 

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Adopter un animal, c’est une bonne chose. C’est même une excellente idée. En prendre soin en est… une autre ! Avec une espérance de vie d’environ douze à quinze ans chez le chien et de seize ans, voire plus, chez le chat, cette décision ne doit pas être prise à la va-vite. Encore moins sur un coup de tête (ou de cœur) car elle peut être lourde de conséquences pour nos amis les bêtes. Oui, il est difficile de ne pas craquer devant une petite boule de poils ! Oui, les animaux de compagnie sont de merveilleux compagnons. Mais non, ce ne sont pas des peluches dont on va s’occuper de temps à autre ou qu’on peut laisser dans un coin sans abri, sans eau, sans nourriture, sans promenade, sans attention, sans soin, sans affection. Pire, attachées avec une chaîne sans possibilité de bouger.

 

Comment contribuer à leur bien-être ?

Garantir le bien-être de son animal, c’est être capable de répondre à ses besoins physiologiques et comportementaux. C’est faire preuve de responsabilité afin de lui prodiguer tous les soins nécessaires à son équilibre et à son épanouissement : des conditions de vie adaptées, une alimentation de qualité, des soins préventifs de façon régulière (vaccinations, traitements…) et une bonne hygiène. Ça implique aussi de passer du temps avec lui pour l’éduquer, le promener, le sociabiliser, le faire jouer, le caresser… Bref, lui donner toute l’attention qu’il mérite au même titre qu’un membre de la famille.

 

Les cinq libertés individuelles des animaux

Un animal en situation de bien-être, c'est un animal qui se porte bien physiquement et mentalement ! Le bien-être animal se traduit par les cinq libertés individuelles énoncées par le Farm Animal Welfare Council en 1992 et qui ont été reprises dans la définition du bien-être animal de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Selon le Code sanitaire de l’OIE, le bien-être animal désigne « l’état physique et mental d’un animal en relation avec les conditions dans lesquelles il vit et meurt ».

Ces cinq libertés expliquent les conditions que nous devons offrir à nos animaux pour leur assurer une belle vie :

  • absence de faim, de soif et de malnutrition : un accès à l'eau et à une nourriture en quantité appropriée, qui correspond à ses besoins ;
  • absence de peur et de détresse : les conditions d'élevage ne doivent pas lui occasionner de souffrances psychiques ;
  • absence de stress physique et/ou thermique : il doit disposer d'un certain confort physique (un abri pour se protéger du froid, de la pluie…) ;
  • absence de douleur, de lésions et de maladie : il ne doit pas subir de mauvais traitements et il doit être soigné en cas de maladie ;
  • liberté d'expression d'un comportement normal de son espèce : son environnement doit être adapté à son espèce.

Lorsque le principe de ces cinq libertés est appliqué, on parle alors de bientraitance animale.

 

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L’importance de l’identification

Identifier son animal est primordial.

C’est la première étape de sa protection, mais c’est aussi l’unique lien qui le relie à son propriétaire !

C’est le moyen le plus sûr de contacter ses maîtres en cas de divagation, de fugue ou de vol. Il est donc important de mettre ses coordonnées à jour afin d’être joignable.

L’identification de l’animal se fait chez un vétérinaire.

Elle se déroule en trois étapes :

  • le marquage (puce électronique ou tatouage) qui donne à l’animal un numéro de référence unique ;
  • la carte d’identification sur laquelle vont figurer toutes les informations liées à l’animal et qui est conservée par le propriétaire ;
  • l’enregistrement des informations concernant l’animal et son maître sur un fichier qui va permettre de retrouver son propriétaire.

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Le choix de la stérilisation

C’est une réalité.

Il y a de plus en plus d’animaux en divagation sur l’ensemble du territoire.

Cette surpopulation cause de multiples nuisances.

La solution à ce problème, la stérilisation, repose sur chaque propriétaire qui doit être responsable de son animal.

D’autant qu’opter pour la stérilisation présente plusieurs avantages :

  • réduire les risques de tumeurs mammaires ou testiculaires, d'infections de la prostate ou de grossesses nerveuses ;
  • empêcher les mâles de fuguer lorsque les femelles sont en chaleur et limiter les bagarres avec leurs congénères ;
  • réduire les miaulements interminables en période de chaleurs ;
  • éviter aux femelles d’avoir portée sur portée ;
  • éviter des euthanasies inutiles.

Les propriétaires n’ayant pas forcément les moyens de faire stériliser leurs animaux peuvent s’adresser aux associations qui pourront prendre une partie des frais à leur charge.

À noter que des cagnottes, abondées par des particuliers et des professionnels, sont organisées chez les vétérinaires.

 

Êtes-vous prêt à adopter ?

Vous avez craqué sur une boule de poils ?

Avant de franchir le cap de l’adoption, posez-vous ces quelques questions :

  • êtes-vous prêt à vous engager sur du long terme ?
  • avez-vous les moyens de prendre soin d’un animal ?
  • aurez-vous le temps de vous occuper de lui ?
  • habitez-vous dans un appartement ou dans une maison ?
  • que ferez-vous de lui pendant les vacances ?
  • êtes-vous prêt à changer vos habitudes de vie ?
  • avez-vous des allergies ?

Où commence la maltraitance ?

Maltraiter un animal, c’est lui faire subir un acte destiné à le faire souffrir (mauvais traitements, abandon, sévices graves, actes de cruauté…).

Mais on peut aussi faire souffrir son animal par simple négligence, maladresse ou inattention.

 

 

INTERVIEW

INTERVIEW ELODI FERRALI

 

 

 

 

 

 

 

Élodie Ferrali

10e adjointe chargée de la jeunesse, de la prévention, de l'insertion et de la cause animale

 

 

 

 

 

 

 

 

"Il faut arriver à changer certains comportements."
Comment en êtes-vous arrivée à la politique ?

Je suis professeure de français au collège de Boulari où j’ai suivi ma scolarité. L’égalité des chances, c’est un sujet qui me tient à cœur.

Ce qui m’a motivée, en premier lieu, c’est cette idée de tendre vers un système éducatif qui ne laisse personne sur le bord de la route.

Sur les conseils d’une collègue, élue, je suis devenue conseillère municipale dans les commissions de l’enseignement et de la culture avant de me voir attribuer le poste de 10e adjoint.

C’est donc une première expérience. L’exercice n’est pas toujours facile mais c’est une formidable aventure.

 

Quels sont les dossiers prioritaires 

Pour ce qui concerne le volet insertion et jeunesse, nous travaillons sur la mise en place d’une classe de la deuxième chance, dont il nous reste à définir le nom, pour repérer et

récupérer les jeunes (16-18 ans) mis de côté afin de les remettre sur les rails, de leur donner des clés pour avancer et intégrer, à terme, un dispositif, une formation.

 

S’agissant de la cause animale, nous travaillons notamment sur un arrêté concernant l’obligation d’identification (puçage) des animaux afin de réussir à réguler cette surpopulation.

L’idée étant d’informer les propriétaires sur le fait que des solutions existent. Dans un premier temps, notre volonté n’est pas de les sanctionner mais bien de les informer et de les sensibiliser.

 
Le bien-être animal vous tient-il à cœur ?

J’ai toujours eu des animaux. Mais leur régulation, c’est un dossier assez compliqué à gérer. La Ville travaille dessus depuis des années.

Pour autant, ce n’est pas toujours évident d’enseigner les bonnes pratiques aux propriétaires, de leur faire comprendre le bien-fondé de notre message qui vise à changer certains comportements pour arriver

à ne plus avoir de chiens en divagation et les soucis de nuisances qui vont avec, ou des animaux délaissés, maltraités.

De nombreux chiens et chats, pas ou mal nourri, errent et meurent dans la rue, faute d’avoir un foyer. Pour cela, nous travaillons en partenariat avec les associations qui sont en prise avec les réalités du terrain au quotidien et qui sont d’excellent conseil.

Elles nourrissent d’ailleurs de fortes attentes de la part des pouvoirs publics.

 

Les projets à venir

Zoom sur les projets qui doivent participer à la sensibilisation et au développement du bien-être des animaux sur la commune.

 

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Création d’un caniparc

C’est une première au Mont-Dore. Un caniparc verra le jour courant 2022 le long de la VDE, sur la promenade Robinson-Boulari.

Ce nouvel espace permettra aux propriétaires de fréquenter un lieu agréable et ludique pour promener leurs compagnons.

Les chiens pourront gambader en toute liberté dans ce nouveau terrain de jeux et se socialiser avec leurs congénères.

Enfin, les promeneurs pourront fréquenter la promenade sans être importunés. Ce projet, dont les études sont en cours, émane de la volonté du maire et de l’équipe municipale.

Il doit permettre d’offrir un cadre agréable et sécurisé aux canidés et d’apporter une offre supplémentaire aux propriétaires.

Inspiré du canisite aménagé au parc Georges-Brunelet à Nouméa, il a pour objectif de répondre aux attentes de la population.

« Les associations et les Mondoriens sont d’ailleurs invités à donner leur avis, lors des conseils de quartier notamment, afin que ce nouvel espace comble leurs attentes », souligne Élodie Ferrali.

Gazon, clôtures, poubelles, distributeurs de sacs à crottes et, pourquoi pas, obstacles pour dressage ou sport canin…

La mairie réfléchit à différentes pistes. Ce qui est certain, c’est que les installations seront optimisées pour assurer le confort et la sécurité des animaux.

Les travaux devraient débuter courant 2022. Inscrit au budget 2022, le projet du caniparc est chiffré à 15 millions de francs.

Ce premier espace dédié aux chiens pourrait, à terme, se décliner dans le sud de la commune.

C’est en tout cas le vœu de la Ville qui souhaite offrir à l’ensemble de ses administrés, et de leurs compagnons à quatre pattes, les mêmes services de proximité.

 

Une campagne de sensibilisation

Une campagne de communication numérique à destination du grand public doit être lancée afin de promouvoir le bien-être animal.

Son objectif ? Sensibiliser les propriétaires d’animaux, mais aussi ceux qui s’apprêtent à franchir le pas, aux responsabilités qu’ils ont vis-à-vis de leurs compagnons à quatre pattes.

Réalisée en partenariat avec les associations, cette campagne visuelle avec des slogans forts sera déclinée sur les supports numériques de la Ville.

 

Agir auprès des plus jeunes

Parce que le bien-être animal s’apprend dès l’école, la Ville souhaite intervenir auprès des plus jeunes afin de les sensibiliser, de façon ludique, aux bons comportements à adopter pour prendre correctement soin de son animal de compagnie…

et leur permettre de relayer ces informations au sein de leurs foyers. Des interventions en milieu scolaire, par les associations de défense des animaux, sont envisagées l’an prochain, qui pourront prendre la forme de petits ateliers.

Les conseillers municipaux juniors pourraient également contribuer à la diffusion de l’information.

 

La Journée mondiale des animaux

Suspendue en raison de la crise sanitaire, la Journée mondiale des animaux, initialement prévue le 2 octobre au complexe sportif de Boulari, est reportée à une date ultérieure.

Son concept ne change pas : elle se déclinera sous la forme d’un petit village composé de différents stands, d’un coin dédié aux enfants, d’un parc de chiots à l’adoption, en présence des familles d’accueil avec les animaux à adopter, d’un concours…

 

 

 
 

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