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Portrait : LESLIE PALAOU, la sculpture en héritage

 Il faisait partie de ces artistes discrets dont regorge la commune. En octobre dernier, Leslie Palaou a disparu, laissant derrière lui des traces de son talent : des sculptures empreintes d’humilité dont certaines sont à voir à l’hôtel de ville.

 

leslie palaou

 

Un artiste mondorien nous a quittés. Leslie Palaou s’en est allé le 5 octobre dernier, à l’âge de 41 ans. Originaire de la tribu de Saint-Louis,

il était connu pour « son bon cœur ».

Il a travaillé au sein de différentes entreprises d’espaces verts. Débrouillard et toujours prêt à donner la main, il passait du temps au champ et à la pêche.

Mais rien ne le rendait plus heureux que lorsqu’il avait un ciseau à bois entre les mains. Guidé par l’esprit des vieux, il avait coutume de dire que

« chaque bois a sa propre histoire.

Si tu le sculptes, il faut toucher son cœur car il a des choses à te dire, à te montrer. »

 

Le chemin de la paix

Autodidacte, il s’est essayé très jeune à tailler le bois. Avec un simple canif. De passe-temps, la sculpture est devenue une passion.

Une manière de s’exprimer avec pudeur et humilité.

Son talent n’est pas passé inaperçu. C’est ainsi qu’il a pris part à un projet municipal ambitieux, mené en partenariat avec le Rotary club.

C’est là qu’il a notamment côtoyé Jean-Michel Boéné, un sculpteur du Mont-Dore aujourd’hui décédé. L’idée ? Former un chemin de la paix rappelant des valeurs de respect et de vivre ensemble : quatorze sculptures monumentales ont ainsi été réalisées dans le cadre d’un projet socioculturel mené à l’antenne de proximité de la mission de Saint-Louis avec des jeunes de la tribu afin d’orner l’entrée de chaque quartier de la commune.

Sculptées dans du bois de houp, elles surplombent désormais la route à… 6,50 mètres de hauteur. Chacune fait symboliquement référence aux spécificités de son quartier et met ses communautés à l’honneur.

 

"Sculpter, c’était sa façon de dire des choses."

Partager son savoir-faire

Leslie a également été mis à contribution lors de la construction de la Case des communautés située à côté de l’hôtel de ville puisqu’il est l’auteur de l’un des poteaux centraux.

Et puis, trois de ses sculptures trônent, depuis deux années déjà, dans la salle du conseil municipal. « C’était un gentil garçon et il avait des mains en or. Peu de temps avant sa disparition,

il nourrissait le projet de partager son savoir-faire auprès des jeunes de la commune. Sculpter, c’était sa façon de dire des choses, de vider son trop-plein d’émotions.

Il partait du principe que les sculpteurs portent la responsabilité de la transmission des arts traditionnels. » se souvient sa cousine germaine, Myriam Palaou.

 
 

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