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Un quartier, une histoire : Coca-Cola et source d’eau douce

 Durant la Seconde Guerre mondiale, le littoral de Plum a servi à l’entraînement des soldats américains pour ensuite accueillir l’armée française, toujours installée à cet endroit. Avec sa célèbre « source du col de Plum », c’est le quartier du Mont-Dore qui ouvre la porte du Grand Sud.

 

quartier coca cola grand

 Le camp des Américains de Plum en 1945, après le départ des troupes.

 

La guerre du Pacifique va changer le paysage de la baie de Plum. En plus de ceux du Vallon-Dore et du MontDore Sud, un troisième « camp de relève » sera dressé

par l’armée américaine près de l’embouchure de la rivière Plum. Les communications avec Nouméa se faisaient alors en utilisant la route coloniale n° 2 avec

l’escalade du col dit « de Plum », route qui se prolongeait le long de la baie et jusqu’à son terminus : l’ancienne gendarmerie de Plum. Baptisé « Anti Aircraft Training Center » (camp d’entraînement anti-aviation), le camp regroupait une quinzaine d’officiers et un effectif de 120 hommes, renouvelés à chaque fin de formation.

Il était équipé de nombreux baraquements comprenant logements, réfectoires, infirmerie, cantines, terrains de baseball, basket-ball et même rugby.

 
Des exercices de tir

Ce camp était pourvu de pièces d’artillerie antiaviation (canons et mitrailleuses). Les tirs d’entraînement se déroulaient de trois façons différentes : deux avions

Stinson décollaient d’une piste d’herbe en tirant une cible et en faisant plusieurs passages au-dessus du camp à différentes altitudes tandis que les tirs se faisaient du sol.

Ces exercices avaient été surnommés « Detonating Rock ». Parfois, la cible était tractée par une maquette volante de 2 mètres d’envergure et télécommandée

du sol après avoir été envoyée par une catapulte. Parfois encore, la cible était un ballon gonflé à l’oxygène de 1,50 m de diamètre.

Les tirs commençaient quand l’ordre « fire ! » était donné. Bien que vidé de ses occupants fin 1944, le camp est resté sous la garde et le contrôle de l’armée américaine jusqu’en 1946.

Il servit de base de regroupement des troupes américaines encore présentes sur l’île en 1945.

 

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Les soldats devaient tirer sur une cible tractée par un avion réel, ou comme ici, par une maquette.

 

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L’ancien poste de gendarmerie de Plum, terminus de la route coloniale n° 2.

 

Le camp remis aux Français

Fin 1946, le capitaine honoraire René Juvisy a été désigné pour accompagner le lieutenant Boulch afin de réceptionner le camp au départ des troupes.

Il raconte : « Un officier américain nous a remis les clés de l’armurerie et d’un coffre-fort se trouvant dans le bureau, après la signature de plusieurs documents.

L’officier rejoignit ensuite la petite plage pour prendre place dans une vedette de la Marine afin d’embarquer sur un transport de troupe à l’ancre au large de la côte.

Le soir même, un détachement du RIMaP occupait les lieux… » Le camp militaire prit ensuite le nom de Félix Broche, colonel à la tête du premier bataillon du Pacifique qui fut tué à Bir Hakeim en 1942.

 

Poteries et dames-jeannes

La baie de Plum est aussi un site archéologique rendu célèbre, en 1980, par la première découverte d’une poterie kanak entière à anses, trouvée à même le sol au milieu d’une végétation proche du maquis minier. Elle fait aujourd’hui partie de la collection du musée de Nouvelle-Calédonie. Lors de la construction, en 1910, de la route de La Coulée à Plum, il a fallu canaliser une source pour lui faire traverser la route. Assez rapidement, son eau a fait l’objet d’une consommation. En passant, on en profitait pour remplir des « dames-jeannes », récipients en verre de 10 litres habillés d’osier. Monsieur Bourgeois, un Antillais membre du syndicat d’initiative de Nouméa, a fait réaliser un aménagement pour permettre aux utilisateurs de plus en plus nombreux de faire le plein d’eau. La mairie du Mont-Dore a ensuite transformé l’aspect de la source avec un décor élargi. La société industrielle des Eaux du Mont-Dore a produit ses premières bouteilles en 1987. Avec la mise en route du projet de l’usine de traitement de nickel à Prony, le quartier de Plum a fait l’objet d’un développement spectaculaire avec l’occupation de nombreux lotissements.

 

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Une poterie kanak entière à anses a été découverte à Plum.

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La chaîne d’embouteillage des Eaux du Mont-Dore.

 

Fiche technique

Superficie : 29,75 km2 (2 975 ha).

Quartiers limitrophes : Mont-Dore sud, La Coulée, La Lembi-Mouirange, Le Grand Sud.

Population : 2 730 habitants (2 551 hab. en 2004).

Densité : 91,76 hab/km2 (total Mont-Dore : 43 hab/km2 ).

Productions agricoles : maraîchage, producteur d’œufs fermiers.

Services publics : mairie annexe de Plum, Office des postes OPT. RIMaP-NC camp lieutenant-colonel Félix-Broche, gendarmerie.

Défunts : cimetière municipal, salon funéraire (ouverture imminente).

Commerces : pharmacie, épiceries, restaurants, pizzéria, snack, station-service.

Équipements scolaires : groupe scolaire de Plum (école maternelle Les Éoliennes, école élémentaire La Croix du Sud), collège de Plum.

Équipements sportifs : 3 plateaux sportifs, terrain de football, centre équestre La Cravache et école de voile.

Équipements culturels : bibliothèque municipale.

Associations : association Grevillea (faune et flore du Sud), association Les Piroguiers du Mont-Dore (sports nautiques).

Loisirs, tourisme : fontaine publique du col de Plum, parc Paul-Bloc, centre de loisirs des Piroguiers, plage Carcassonne, chapelle américaine, chapelle œcuménique Jean-Paul II.

 
 

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