Zoom sur… les pensions de famille Imprimer

 

Une alternative à la maison de retraite.
 
Quatre  femmes  en  situation  de  handicap  sont  accueillies  à  temps  complet  à  la  pension  de famille Les Gardénias qui leur offre un cadre de vie familial. Des femmes, mises sous tutelle, qui ne peuvent pas/plus vivre seules.
 
À la pension de famille Les Gardénias, dire qu’on cultive la bonne humeur est l'évidence même. Dans cette maison nichée au cœur du quartier de Saint-Michel, Sulita Haiu, sa dynamique et humble gérante, pratique le don de soi au quotidien depuis de longues années. Et toujours avec le sourire.
 
 
 
« Cette maison accueille des personnes âgées depuis 1988. D’ailleurs, ce sont les premières résidentes qui l’ont baptisée du nom des fleurs qui poussaient dans le  jardin,  »  se  souvient  Sulita.  Celle-ci  y  a  longtemps  officié en tant que femme de service avant de reprendre, quelques années plus tard, la gérance de la pension.
 
En famille
 
Depuis,  les  années  ont  passé  sans  jamais  altérer  son  dévouement   envers   ces   femmes   placées   par   leurs   familles  de  façon  permanente.  Actuellement,  la  pension  accueille quatre femmes, toutes mises sous tutelle. Les plus anciennes sont arrivées il y a onze ans déjà.
La plus jeune est âgée de 41 ans, la plus ancienne affiche la petite soixantaine. Elles sont handicapées moteur et/ou mental. Et toutes appellent Sulita « Maman ». « Ici, on est en famille. On  vit  ensemble  jour  et  nuit.  Des  liens  de  confiance  se  sont  tissés  depuis  tout  ce  temps  (...)    On  a  essayé  de  recréer  cette  ambiance  familiale  qui  leur  fait  défaut,  »  résume Sulita.
 
Une formation de diététique
 
Pour l’épauler, celle-ci peut compter sur une poignée de proches, à commencer par Monia et Michel, « ses bras droits » qui la remplacent lorsqu’elle doit momentanément s’absenter   ou   qu’elle   est   tout   simplement   fatiguée.   Sans  oublier  Patrick,  qui  s’occupe  de  la  maintenance  et  Jean-Michel,  qui  s’est  approprié  l’entretien  du  jardin. 
Bénévoles,  ils  n’hésitent  pas  à  lui  prêter  main-forte.  Et  ça  va  jusqu’à  la  préparation  des  repas,  une  activité  journalière  qui  demande  du  temps.  «  Tous  les  aliments  doivent être moulinés. Le repas demande une surveillance de  tous  les  instants,  »  précise  Sulita  qui  a  même  suivi  une formation de diététique auprès de la DPASS dans un souci d’équilibrer les plats.
 
b2 2Activités et visite  du personnel médical
 
Afin de répondre aux normes, la pension a fait l’objet de travaux de (ré)aménagement pour offrir, selon la volonté de  sa  gérante,  un  maximum  de  confort  aux  résidentes.  Celles-ci partagent une chambre pour deux, en fonction de  leurs  handicaps  et  leurs  personnalités.  «  On  est  aux  petits  soins  pour  elles. 
On  essaie  de  les  bichonner.  »  Aux  Gardénias,  les  journées  suivent  un  même  rituel  qui  conjugue des activités (lecture, musique...) et la visite des professionnels de santé (infirmière, médecin, kiné...). Des sorties sont aussi organisées de façon occasionnelle.
 

 

La commune compte 5 pensions de famille pour 17 places.

 
Accueillants familiaux :  principes et modalités
 
Les responsables de pension de famille, également appelés  accueillants  familiaux,  accueillent  à  leur  domicile des personnes âgées et/ou en situation de handicap qui ne peuvent pas, ou plus, vivre seules. Cet  accueil  peut  se  faire  à  temps  complet  ou  à  temps partiel (accueil de jour ou de nuit / à la se-maine ou le week-end), de façon temporaire (pour un accueil de répit) ou encore sans durée détermi-née. Il consiste en une prise en charge quotidienne comprenant l’ensemble des prestations relatives à l'hébergement (gîte, couvert, blanchisserie...). Mais pas  seulement.  Les  accueillants  familiaux  s’en-gagent  également  à  mettre  en  œuvre  tout  ce  qui  peut contribuer au maintien de l'autonomie et des capacités des personnes accueillies, que ce soit au travers de l'écoute, d’activités ou d’animations.
 
Les conditions
 
L’activité  est  accessible  à  toutes  les  personnes  souhaitant  accueillir  à  leur  domicile,  de  façon  ré-munérée,  une  personne  âgée  (plus  de  60  ans)  ou  une  personne  reconnue  en  situation  de  handicap,  qui ne nécessite pas de soins médicaux constants. Aucune  qualification  n'est  exigée.  Seul  impératif,  être  capable  de  travailler  en  partenariat  avec  des  équipes   médicales   et   paramédicales   (médecin,   infirmier,   kinésithérapeute,   psychologue...)   pour   une  prise  en  charge  globale  de  la  personne  ainsi  qu'avec les institutions (DPASS, Cafat, organismes de tutelle...). L'accueillant familial, qui peut accueil-lir entre une et cinq personnes, n'appartenant pas à sa famille jusqu'au 3e degré inclus, s'engage tou-tefois à suivre une formation au cours des cinq pre-mières années d'activité.
 
Les démarches
 
Le retrait des dossiers de demande d'agrément se fait sur rendez-vous auprès de la référente des ac-cueillants familiaux du service d'accompagnement des organisations médico-sociales de la DPASS de la province Sud. L'agrément est accordé après une enquête  sociale,  une  évaluation  psychologique  et  une étude des locaux.
 
Plus de renseignements sur le site  https://www.province-sud.nc
 
 

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