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Les artistes se bousculent au Mont-Dore Imprimer
Un Américain à la guitare (Bruce Forman), un Australien à la batterie (Andrew Dickeson) et deux Calédoniens au chant et à l’orgue (Shem et Michel Bénébig) lors d’un concert au centre culturel en 2010. Qu’ils soient locaux ou étrangers, les artistes aiment se retrouver au Mont-Dore et forment une véritable petite communauté. Musiciens, plasticiens, danseurs, ils sont des dizaines à avoir élu domicile et à travailler au Mont-Dore. Qui sont ces artistes et pourquoi sont ils autant attachés à notre commune ? Voici leurs réponses.

« Les artistes ont une conception différente de la vie, ils cherchent plus de bien-être, plus de vert, plus de calme : c’est exactement ce que l’on trouve au Mont-Dore », souligne Shem, chanteuse et compagne de Michel Bénébig.


Ce dernier, musicien de jazz et de blues hors pair, ancien professeur au Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie, habite au Mont-Dore depuis 1971. Pas question pour lui de changer de résidence. « À l’époque, nous étions assez peu d’artistes à vivre ici », précise-t-il.

Mais ce temps là est bien révolu. On ne compte plus les noms connus de la scène artistique calédonienne qui se sont installés au Mont-Dore : le musicien Tévita, les sculpteurs Aka et Adjé, le photographe Laurent Lange, la peintre Lise-Marie Harbulot, les danseurs Emile Caihé et Franck Gatefait…

Et ceux-ci ne sont que la partie très visible de l’iceberg de la scène artistique mondorienne. « Les Mondoriens forment une petite famille, souligne Aka. Et surtout les Mondoriens d’après le Casino ! On se connaît tous, on se voit, on travaille parfois ensemble. Quand nous faisons des soirées, les musiciens arrivent avec leurs instruments… »

Une émulation qui participe certainement à l’attrait du Mont-Dore. Mais c’est aussi son paysage et ses couleurs que les artistes plébiscitent : « Je peins beaucoup le Sud, raconte Lise-Marie Harbulot. La nature d’ici m’inspire, elle est magnifique. »

Rendez-vous :
  • Aka au centre Tjibaou
    Ko Neva, la grande exposition du centre culturel Jean-MarieTjibaou, a cette année pour thème : La culture en harmonie avec la nature. Aka a réalisé pour cela des palétuviers en ferronickel. Une oeuvre qui sera exposée du 10 mars au 10 juin.
    Renseignements au 41 45 45.
  • Tévita au centre culturel
    Le chanteur de reggae, soul, folk vient de sortir son premier album Dans ma tête. Il vient le présenter aux Mondoriens le 30 mars à 20h.
    Renseignements : 41 90 90.
  • Blues up festival, deuxième !
    Fort de son succès en 2011, le festival de blues monté par Michel Bénébig avec des invités internationaux revient les 15, 16,17 juin 2012 au centre culturel du Mont-Dore.
    Renseignements : 41 90 90.
Et aussi :
  • Artisanat d’art
    La frontière entre artistes et artisans d’art est parfois ténue. De nombreux artisans travaillent au Mont-Dore sur des matériaux très divers : émail, céramique, pierre, terre…
    Pour la pierre : Les artisans du faubourg, à Robinson, tél. 43 69 89.
    Pour les vitraux : Francia Lacourt, tél. 41 16 41.

Portrait

Emile Caihé : la référence hip-hop
Il a trente ans et danse depuis quinze ans. La moitié d’une vie passée à apprivoiser et approfondir une forme de culture et de danse venue des Etats-Unis.

« Au départ, je baignais plutôt dans la culture traditionnelle, raconte-t-il. Peu à peu j’ai évolué vers le hip-hop. On alliait le rap et le tchap (danse traditionnelle de Lifou), on a appelé ça le Tchap Rap ! »

Ce jeune homme qui se dit lui-même 100 % Mondorien est devenu en quelques années un pilier du mouvement hip-hop calédonien. « Quand j’ai commencé à m’y intéresser, on n’avait rien : pas d’internet, une seule chaine de télé, pas de salle pour s’entraîner. On se retrouvait donc devant la maison, sur le goudron, avec des bouts de carton scotchés ensemble pour faire une petite piste de danse ! »

Quinze ans plus tard, Emile Caihé est à la manoeuvre pour tous les événements hiphop de l’île, notamment l’organisation du prochain Battle of the year (sélection Nouvelle-Calédonie puis participation à l’événement en France). Pour le Mont-Dore, il prépare un festival de culture urbaine 100 % DOM-TOM en septembre, avec des groupes calédoniens, réunionnais, maorais et guadeloupéens.

Mise à jour le Jeudi, 15 Mars 2012 07:44
 
 

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