Un quartier, une histoire : Boulari Imprimer

 

Le centre-ville du Mont-Dore doit son nom à la rivière Boulari qui prendra plus tard le nom de la Coulée. Quand le sentier emprunté par les sportifs deviendra une route, le visage du futur centre-ville de cette commune du Grand Nouméa sera transformé
 
Il y a de fortes chances pour que l’extraction du charbon par l’Aviso Prony ait été faite, en 1854, à l’emplacement actuel de Boulari. En 1858, ce nom est attribué à une concession de 4 700 ha accordée à M. Darnaud, allant de La Conception à l’île N’Dé. Boulari (parfois Boularé) désigne la rivière la Coulée sur les premiers plans du Mont-Dore.
Dix ans plus tard, grâce au Gouverneur Guillain, on peut rejoindre Saint-Louis par un « sentier muletier élargi » relativement plat en bordure de mangrove qui deviendra la Route Coloniale n°2. Celle-ci est empruntée par les courses cyclistes Nouméa-La Coulée et retour, ainsi que par les premiers marathons. Boulari n’est alors occupée que par les ruines de la briqueterie de M. Draghicevitz, datant de 1870. Il faudra attendre 1966 pour que la route devenue « territoriale » soit modifiée, surtout dans la portion de Robinson à Saint-Michel, avec trois « déviations » réalisées par remblaiement de la mangrove.
 
Un point d’équilibre régional
 
Après l’élection de la Commission régionale du 17 novembre 1947, le président Jean Creugnet propose de fixer le centre de cette commission au Pont-des-Français, dans le souci de « coller à ses administrés » en se mettant au milieu d’eux et pour économiser du terrain. Ces 7 premiers élus avaient trouvé le point d’équilibre pour leur siège. A cette époque, Yahoué, Pont-des-Français et La Conception étaient les seuls terrains vraiment occupés. Ces élus avaient tablé sur l’augmentation du peuplement du Sud et de cette région alors appelée « la Brousse ». C’était en créant une « Communauté d’habitants » avec des règles et des avantages juridiques que le Mont-Dore amorcerait une mise en route urbaine et légale.
 
Un « vrai centre-ville »

ferait une ville à part entière... Il faudra entreprendre des études  coûteuses  pour  la  Commune,  mais  qui  seront  payantes  à  terme.  Elles  permettront,  à  l’avenir,  quand  notre budget sera devenu conséquent, de guider l’action et  les  investissements  de  la  Commune,  de  les  rendre  plus  efficaces  avec  un  Plan  d’aménagement,  un  Plan  d’urbanisme,  avec  des  études  pour  la  réalisation  d’un  vrai centre urbain, administratif, commercial, à la baie de la Mission. »
 
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Remblayer pour construire
 
C’est  pendant  les  mandats  de  Victorin  Boewa  et  de  Pierre    Frogier    que    le    projet   de   centre-ville   a   redémarré    pour    enfin    aboutir     aux     premiers     travaux  de  construction.  Il  était  déjà  prévu  pour  s’étendre   sur   toute   la   surface  de  Boulari.  Deux  zones       géographiques       ont  été  identifiées  pour  y  appuyer  le  projet  de  centralité : la partie nord, comprenant  le  complexe  sportif  Boewa,  l’agence  OPT  et  l’école  primaire  de  Boulari,  et  la  partie  sud      comprenant      le      collège,   le   dispensaire   et  les  logements  attenants  ainsi  que  l’hôtel  de  ville.  Les  remblais  permettant  la  construction  du  domaine  municipal  constructible  ont  été  réalisés  en  plusieurs  phases.  
L’ancienne   route   territoriale   devenue   route   du  Sud  a  été  rebaptisée  «  Avenue  des  Deux  Baies  »  par  délibération  du  3  mai  2007.  Le  prolongement  de  la  VDE vers le sud par le bord de mer donnera toutes ses chances à la nouvelle centralité de Boulari.Lors   de   sa   constitution   par   décret   ministériel   du   24 décembre 1971, la superficie du domaine foncier de la ville est à peine de 10 hectares, de Pont-des-Français à Saint-Michel. En complément, la ville s’est vu accorder des  autorisations  de  s’étendre  sur  la  mer.  En  trois  décennies, 20 hectares ont ainsi été remblayés.
 
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Naissance d’une ville
 

Dès 1985, le Maire décide de déplacer la mairie de Pont-des-Français à Boulari. Les nouveaux bâtiments abritant les services municipaux sont inaugurés le 1er août 1987. Trois ans plus tard, l’accroissement des effectifs oblige les services techniques à être délocalisés à La Coulée, qui deviendra la zone industrielle en 1996.

Depuis les années 1980, ce qui deviendra le complexe sportif Victorin-Boewa forge la réputation de nombreux sportifs. A proximité, le centre culturel et ses salles annexes  donnent aux élus mondoriens les moyens d’une réelle politique culturelle.

Divers équipements complètent cette panoplie pour satisfaire les besoins avérés en matière d’animation et d’un développement social des quartiers. Pendant l’été 2006-2007, la ville innove avec la première patinoire sur glace du territoire, installée dans la salle de sport.Le projet de cœur de ville est né en 1995. Jusqu’en 2001, il avance à grands pas, le port de plaisance est construit. Mais, par crainte d’inondations, il faudra attendre 2005, sous l’impulsion du Maire Eric Gay, pour voir surgir de terre les premières constructions.

 
Source : Ville du Mont-Dore. Terre de couleurs et couleurs de terres, Découverte historique et touristique, de l’historien Luc Chevalier.
 
Fiche technique
  • Superficie : 2,22 km2 (222 ha).
  • Quartiers limitrophes : Robinson,  Saint-Louis,  Saint-Michel.
  • Population : 2 586 habitants (recensement de 2019) contre 2 285 habitants en 1989
  • Densité : 1164,8   habitants/km2   (total   Mont-Dore   :   43 habitants/km2).
  • Équipements  économiques : hôtel  de  ville,  bureau  de  poste,  dispensaire,  marina,  police  municipale,  supérettes,  station-service...
  • Équipements scolaires : école maternelle Les Bougain-villées, école élémentaire de Boulari, collège de Boulari.
  • Équipements sportifs : complexe sportif, piscine muni-cipale (pôle sportif).
  • Équipement  de  loisirs : centre  culturel  du  Mont-Dore  (pôle artistique).
  • Restauration : restaurants,  snacks  et  fast-food,  pâtisse-ries-boulangeries, marché.
 
 

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