Budget 2010, un budget pour améliorer le cadre de vie
« Après des années passées à structurer la ville par la réalisation notamment d’infrastructures modernes et répondant à l’évolution démographique du Mont-Dore, le temps est venu de concentrer nos efforts et nos actions sur la qualité de vie des Mondoriens, leur cadre de vie dans leur quartier, ce sont les enjeux que nous nous sommes fixés à travers le vote de ce budget 2010 ». Éric Gay
En 2010, la stagnation des recettes en provenance de l’État et de la Nouvelle-Calédonie dans les budgets communaux exige un exercice au plus serré. Avec des dépenses et un taux d’endettement maîtrisés, la Ville bénéficie de bases financières saines pour trouver l’équilibre. La situation calédonienne exige un effort partagé et le territoire impose de nouvelles règles comptables plus strictes. Au Mont-Dore, la Province réajuste ses subventions. La collectivité est ainsi en mesure de maintenir son cap. Trois thèmes ont émergé du débat d’orientation budgétaire : préserver la gestion saine de notre commune, assumer les investissements annoncés et privilégier les actions de proximité.
Les chiffres clés du budget 2010
Le BP 2010 de la ville du Mont-Dore s’élève à 4,396 milliards de francs dont 2,860 milliards pour le fonctionnement et 1,251 milliards pour l’investissement.
Provenance des recettes de la Ville
Affectation des dépenses
Priorité à la proximité
Comment jouer concrètement la carte du « bien-être » et de l’amélioration du cadre de vie dans l’élaboration d’un budget communal ? En répondant aux attentes quotidiennes des Mondoriens. Les conseillers municipaux ont retenu trois priorités : la garantie de la sécurité, la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie.
Pour garantir notre sécurité…
Une police municipale plus présente sur le terrain en réorganisant le service en trois brigades : une présence renforcée dans les quartiers (plages horaires élargies, effectifs augmentés) et une nouvelle équipe administrative dédiée au contrôle des abus (permission de construire, dépôt des déchets verts, etc.).
Renforcer le contrat local de sécurité. Trois exemples : un investissement informatique pour une meilleure coordination entre les polices municipales du Grand Nouméa, le doublement des permanences de l’Association d’aide aux victimes, la participation à la mise en place de stage de parentalité à l’adresse des familles de mineurs délinquants.
Faire évoluer le centre de secours en établissement public territorial d’incendie et de secours (EPIS). Un projet intercommunal dans lequel la Ville est fortement engagée.
Compléter le service des correspondants de nuit pour assurer une présence sur l’ensemble de la commune.
Améliorer le dispositif d’alarme des écoles vandalisées.
Pour préserver notre environnement…
Instaurer la démarche écoresponsable. Respect des normes internationales, économies d’énergie… Des initiatives à la portée de tous, comme le remplacement des ampoules classiques par des LED ou la mise en place de programmateurs. La Mairie montre l’exemple dans ses locaux et sur sa voirie.
Donner priorité à l’assainissement dans les quartiers, notamment à Saint-Louis.
Achever la station d’épuration de Boulari. La première tranche, qui concerne 4 000 habitants du centre-ville, sera opérationnelle courant 2010. À terme, 8 000 administrés de Robinson à Saint-Michel bénéficieront de cette station.
Construire la Maison pédagogique de l’environnement dont le projet a été complété. Le complexe accueillera «la Maison du tourisme du Grand Sud » qui commercialisera l’offre touristique du Mont-Dore et de Yaté.
Poursuivre toutes les actions environnementales : soutien des classes « environnement » dans les collèges, opération Mont-Dore Propre, revégétalisation de La Coulée, mise en valeur du sentier du mont Goumba, etc.
Pour améliorer notre cadre de vie …
Soutenir la qualité de vie. L’accent est mis sur l’entretien (espaces, voirie avec la rénovation des chaussées, infrastructures, etc.) et le service à la population. Le niveau des aides et des subventions est maintenu, l’ensemble des animations (sportives, éducatives et culturelles) renouvelé et les contrats associatifs poursuivis. Des études préalables. Avant tout investissement structurant, des études d’aménagement urbain précises seront menées. C’est le cas par exemple à Saint-Louis, mais aussi sans doute à La Coulée sur la rive droite où l’augmentation de la population est importante.
Parole d’adjoint
Questions à Bernard Deladrière, 9e adjoint au maire chargé du budget, des finances, du patrimoine, et du contrat d’agglomération.
Mont-Dore Infos : Comment caractériser le budget 2010 de la Ville ? Bernard Deladrière :Le budget est maîtrisé et axé sur l’essentiel. Au regard du budget précédent, les recettes de la Ville en provenance de l’État et de la Nouvelle-Calédonie stagnent. Notre seule marge de progression tient à l’effort particulier consenti par la Province.
MDI : Pourquoi la Province a-t’elle accepté d’augmenter ses financements pour la ville ? BD :La Province soutient désormais à sa juste valeur les rôles qu’exerce pour son compte le Mont-Dore : la sécurité des personnes, l’entretien des accotements de la route provinciale et les bourses scolaires. L’effort de la Province n’est en fait qu’un réajustement attendu de longue date pour une juste prise en charge des coûts réels de la Ville.
MDI : Comment le conseil municipal a-t-il orienté ce nouvel exercice budgétaire ? BD :En matière de dépenses, il faut reconnaître que la Ville a entrepris pendant vingt ans un effort considérable en termes d’infrastructures. Centre culturel, pôle artistique, complexe sportif, salle omnisports, groupes scolaires… Désormais, le Mont-Dore est bien doté. Il faut s’appuyer sur ces équipements pour soutenir les actions de proximité.
MDI : Dans ce contexte, quels investissements sont prévus pour 2010 ? BD :Tous les chantiers en cours sont poursuivis : groupe scolaire de Robinson, rénovation du stade Victorin Boewa, etc. Les équipements structurants annoncés, comme la station d’épuration de Boulari également. Mais les nouveaux investissements se concentrent désormais sur l’amélioration de la sécurité, de l’environnement et du cadre de vie. Prévention, circulation, éclairage public, propreté… le bien-être quotidien des administrés est notre priorité.
En 2009, le budget du Mont-Dore, comme celui de toutes les communes de la Nouvelle-Calédonie, est revu à la baisse. Le budget primitif 2009, voté le 30 décembre 2008 lors du conseil municipal, est de 4,177 milliards, en baisse de 1,4 % par rapport à 2008. Cette baisse est due en particulier à la diminution du fonds intercommunal de péréquation (FIP). Chaque début d’année, le territoire verse 16% de son budget aux communes de la Nouvelle-Calédonie sur la base de différents critères tels que la population, les kilomètres de route, le nombre d’enfants scolarisés. La loi organique de 1999 plafonne le versement à 18%. Du fait de la chute du cours du nickel et de la crise financière mondiale, ces recettes fiscales ont beaucoup diminué en 2008. Le Mont-Dore voit donc ses recettes de fonctionnement baisser de 6,60% sur son budget primitif de 2009 par rapport à celui de 2008, soit 380 millions de francs. Pour atténuer cette baisse, le congrès de la Nouvelle-Calédonie a voté une subvention exceptionnelle aux communes d’un montant de 800 millions. Une somme qui sera vraisemblablement reversée aux trente-trois communes du territoire selon les critères de dotation du FIP, soit environ 60 millions de francs pour le Mont-Dore.
Une gestion rigoureuse les années précédentes et un niveau d’endettement faible permettent à la Ville de poursuivre ses engagements sur la sécurité, l’environnement et le cadre de vie, les aides à la personne et au handicap, la jeunesse et le développement économique. Un BP 2009 raisonnable mais qui n’empêche pas la Ville de mener à bien les projets prévus cette année.
Des dossiers lourds, impliquant des réalisations dans la durée ont été lancés les années précédentes, comme notamment les chantiers d’assainissement de la Ville, nécessaires pour préserver notre environnement. Le budget 2008 prévoit de poursuivre ces chantiers importants. En parallèle, 2008 permettra de remettre à leur niveau normal les différents indicateurs de gestion financière. Dans le cas du Mont-Dore, des investissements coûteux ont été engagés, réduisant du même coup l’épargne et poussant un peu l’endettement. Cette année 2008 ramènera tout cela à niveau, ce qui est normal en fin de mandat. La sécurité, l’environnement, le développement économique, la jeunesse et le social restent les grandes priorités du budget de la Ville en 2008. Parmi les projets correspondant à chacun ces priorités, il est prévu d’augmenter les aides pour les plus démunis ou encore d’accentuer la présence des médiateurs sur le terrain. En matière économique, la commercialisation de la 3e tranche de la zone industrielle de La Coulée se poursuivra et du côté de la jeunesse et de la culture, plusieurs projets sont à l’ordre du jour comme la salle omnisports du Vallon-Dore ou encore la création d’un pôle haltérophilie à Boulari.
Les grands chiffres 2008
Budget
Destination
52 millions de F. C.F.P.
le montant des subventions aux associations
84 millions de F. C.F.P.
le montant des subventions au centre communal d'action social
104 millions de F. C.F.P.
le montant des subventions à la Caisse des Ecoles
400 millions de F. C.F.P.
la capacité d'épargne
1,410 milliard de F. C.F.P.
le montant des dépenses d'investissement
2, 909 milliards de F C.F.P.
le montant des dépenses de fonctionnement
Le budget : l’outil qui permet d’agir
Pour agir il faut pouvoir payer
Quand démarre la réflexion sur les actions à réaliser l’année suivante, commence aussi l’évaluation de ressources de la ville. On additionne alors les recettes :
celles de la ville (taxes et redevances diverses),
celles en provenance de la Nouvelle-Calédonie (un système de redistribution vers les communes d’une partie des impôts perçus par la Calédonie)
un apport de l’Etat et de la Province
la part qui provient des emprunts.
Bien calculer ce que vont coûter les actions
Côté dépenses, dans les mois qui précédent la fin de l’année, chaque service fait la liste des actions à mener et établit les devis de leur réalisation. Au final, chaque service propose au secrétaire général de la mairie ses de dépenses de fonctionnement (salaires et autres charges du service lui-même) et ses dépenses d’investissement (chats de nouveaux matériels, construction d’un nouvel équipement, etc.). Le secrétaire général et la direction financière additionnent ces chiffres et les comparent aux recettes prévues pour voir si les règles de gestion financière sont respectées : capacité d’épargne à préserver, dette à limiter à un certain niveau, etc.
Voter, c’est décider
Le maire présente ensuite le budget pour vote au conseil municipal, en général en décembre. Une fois voté, on suit la bonne réalisation de ce budget avec un indicateur : le « taux de réalisation » qui doit être le plus prêt possible de 100 %.
Investir pour construire l'avenir…En 2007, et pour la 2e année consécutive, la ville du Mont-Dore va fournir un effort d'investissement très important. A la clef : une nouvelle vague d'équipement pour renforcer le bien vivre au Mont-Dore et faire face à l'augmentation des besoins d'une population en pleine croissance. Les priorités sont confirmées : aides à la personne, jeunesse, cadre de vie et environnement, sécurité, et développement économique.
Aides à la personne : (Actions en faveur des familles, insertion)
03 francs
Développement de l'activité économique : (Viabilisation des zones industrielles, aide aux acteurs économiques)
09 francs
Ecoles : (Construction ou aménagement des bâtiments scolaires, fournitures, subventions parascolaires)
15 francs
Environnement, cadre de vie : (Parcs et espaces verts, adduction d?eau, assainissements, ramassage et traitement des ordures)
32 francs
Fonctionnement des services : (Salaires et fonctionnement des services, entretien des bâtiments)
15 francs
Remboursement de la dette :
06 francs
Sécurité : (Prévention, police municipale, centre de secours)
06 francs
Sport, culture, jeunesse : (Salles et espaces de sport, piscine, pôle artistique, manifestations culturelles et sportives, subventions aux associations)